Départoir de tavillonneur

Photo Départoir de tavillonneur

Le départoir du tavillonneur, ou fer à tavillon, plus robuste que celui du merrandier, est un large coin emmanché, au fer long et rectangulaire, qui comme une hache, sert à fendre. C’est l’outil qui "fait les parts".

Le fer à un double biseau sur toute sa longueur ; sa section est celle d’un coin, le dos large et plat. La douille est tronconique et le manche, qui peut avoir de 30 à 90 centimètres, s’y enfile à la manière des pioches, de bas en haut.

Une fois les troncs débités à des longueurs adaptées à leur destination, le tavillonneur partage les billes.

L’outil n’est pas jeté mais il est posé sur le bois. Il est maintenu en place de la main gauche. Pour le faire pénétrer, il reçoit les coups du maillet en bois, la mailloche, frappés de la main droite sur son dos. Le faiseur de bardeaux doit faire avancer son outil jusqu’à l’autre extrémité sans casser les fibres, c’est pourquoi il donne au manche un mouvement de rotation accompagné d’un léger balancement pour séparer selon le fil (les mailles).

Les bardeaux, comme les merrains, étaient refendus et non sciés, de manière à ce que le bois soit toujours parfaitement de fil ; c’est la condition indispensable à la bonne étanchéité de la toiture. Scié, le bois pourrirait rapidement.

Bardeau, bauche, essente, esseau : cest le nom que lon donne à de petites tuiles en bois de chêne, de châtaignier, ou même de sapin, dont on se servait beaucoup autrefois pour couvrir les combles et même les pans de bois des maisons édifiées avec économie.

Tavillonneur : couvreur, faiseur de bardeaux.

Catégories :
Métier : Couvreur
Usage : Outils de coupe
Domaine d'activité : Métiers du bois